
Équipe de football minimes garçons, en finale académique {année à chercher, ma photocopie n’affiche pas l’année!^^…je penche pour « entre 1985 et 1990 »}
Petit jeu : qui reconnaissez-vous?! {on y reviendra!}
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A l’annonce, stupéfiante, du décès de Serge, nous avons je crois, tous plongé dans nos souvenirs, ceux qui sont dans notre mémoire, et ceux qui sont dans nos cartons. C’est ainsi que j’ai redécouvert cet article, complètement oublié. Et vu qu’en dix-neuf cent quelque chose, comme je l’ai entendu dire par une jeune de l’EAC Athlétisme récemment, il n’y avait pas internet, impossible de le trouver ailleurs que dans nos cartons, ou ici…
Le voilà, en deux partie :
De Saint-André à Rugles : un après-midi avec l’association sportive du collège des sept épis – Reportage de René-Paul Descoins – Revue Synergie – 1987
Mercredi 17 février – 12h45. Le soleil et un petit vent frais sur le plateau de St André. dans cette clarté quasi-printanière le bourg est immobile et silencieux. c’est l’heure du repas et tout semble arrêté. la vie, l’animation existent cependant. Au collège des sept épis, par groupes de deux ou trois, presque tous en survêtements ou jeans, un sac à la main, des dizaines de garçons et de filles arrivent en riant, en jouant, en bavardant. Dans le hall ça fourmille déjà, on jette un regard au panneau qui annonce les matches de l’après-midi, on va chercher des maillots, des ballons. le principal discute avec un professeur; une mère d’élève demande à quelle heure les enfants vont revenir. le collège vit, respire. grâce à l’association sportive.
Deux chauffeurs : le principal et l’ouvrier d’entretien…
13 heures : les deux cars qui attendaient sur le parking de l’entrée démarrent, l’un piloté par Mr Travers, le principal du collège, va à evreux avec les équipes de foot-ball. Oui, c’est le principal qui conduit et qui va avec un professeur d’EPS, Daniel Bertin, manager les équipes et s’impliquer totalement dans le fonctionnement de l’AS. Comme il le fait chaque mercredi ou presque. ce n’est pas un hasard si l’AS fonctionne bien, mais n’anticipons pas.
Je monte dans l’autre car avec les benjamins et les benjamines. Ce car appartient au collège. Au volant Thierry Masseline. C’est l’ouvrier d’entretien de l’établissement. Un sportif. Il fait de l’athlétisme : 100m et saut en longueur. Depuis plusieurs années il participe à l’encadrement des équipes du collège. Non seulement il conduit le car, mais, selon les besoins, il entraîne ou dirige les équipes.
Une interview en musique
On roule vers Rugles. Par Damville et Breteuil. La Bamba que déverse la radio, les rires et les jeux des benjamins et des benjamines, le bruit du moteur : ce n’est pas l’idéal pour une interview. Tant pis. J’interroge quand même les professeurs : l’Association Sportive, qu’est-ce que cela représente pour eux? Quelle place prend-elle dans leur métier et dans leur vie, dans la vie du collège?
L’AS de Saint-André : 30% des effectifs du collège
C’est surtout Sophie Felix qui me répond : « L’AS, me dit-elle d’emblée, je l’ai créée en 1980 quand je suis arrivée à St André. je venais de Bordeaux. Au début, j’étais toute seule à m’en occuper. Maintenant nous sommes trois profs d’EPS pour la faire tourner. C’est par le cross qu’on s’est fait connaître, puis par les sports collectifs. Chaque année nos effectifs augmentent. Presque 30% des élèves sont inscrits à l’AS et y participent activement. »
« Nos activités, précise Serge Masson, demeurent assez traditionnelles du fait des équipements dont nous disposons : cross, sports collectifs, athlétisme à partir du printemps. Pas de natation parce que nous n’avons pas de piscine. » Serge Masson, lui, vient de Bretagne. Il a fait ses études à Dinard. Il est ici depuis 1985 et se sent complètement intégré. Je pense avec plaisir : on peut donc venir de Bordeaux ou de Bretagne et ne pas se sentir exilé dans un collège rural, à St André de l’Eure. Décidément les mérites du sport ne sont jamais assez chantés…
L’Association Sportive, c’est tous les sports à tous les niveaux
Sophie felix poursuit : « Pour nous, l’AS est complètement intégrée à notre travail pédagogique. Nous dispensons notre enseignement en fonction des compétitions UNSS qui sont un aboutissement. Cela ne veut pas dire que nous délaissons les élèves qui ne viennent pas à l’AS. cela signifie simplement que notre progression, nos exercices sont organisés en fonction du calendrier des épreuves UNSS. Cela ne désavantage personne et pour nous, comme pour les élèves de l’AS, cela donne un sens supplémentaire à tout ce que nous faisons ».
L’avantage de l’AS, explique Serge Masson, c’est la pluridisciplinarité. On peut y faire tous les sports ou presque et à tous les niveaux de pratique ».
« Ici, précise Sophie Felix, on accueille tous les enfants, on aide chacun à ateindre son meilleur niveau personnel. Même les moins bons continuent vraiment. cela ne veut pas dire que les résultats ne comptent pas. Mais ce n’est pas l’essentiel. Alors que dans les clubs civils, on ne peut le plus souvent que s’occuper de l’équipe fanion ».
A suivre pour la Part Two!













