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C’est quoi ton problème?!

Cette affiche là, je l’avais complètement oubliée…mais gardée dans ma pochette « Affiches ».

Sur le dessin bidouillé du haut, on reconnait Stéphane Vaucher {n°5!}, Grégory Poulain, Driss Ettazaoui, pour eux je suis sûre. Ensuite, Christophe ?, Pascal Beaubre?, et deux autres…?!

Elle fait 1mx1m95 cette affiche!^^ Ça fait de la place pour écrire un paquet de trucs dessus! J’en reviens d’ailleurs pas de ce que j’ai pu écrire, je souris largement à cette relecture…

Les photos étant de qualité assez moyenne {!}, je vais recopier une partie du texte.

Le titre : « TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LE CROSS DU COLLÈGE ET QUE VOUS NE SAVEZ PEUT-ÊTRE PAS ENCORE »

*Eh oh c’est quoi ton problème?

« C’est trop fatigant »

Tu rigoles! Tu es au moins capable de le faire en marchant ou en courant tout doucement

Eh! Tu as une semaine pour te reposer après…

Et puis le collège, c’est pas un club du 3è âge! Non mais!…

« J’aime pas qu’on me regarde courir »

Rassures-toi, tu es au milieu d’au moins cinquante personnes, toutes les paires d’yeux ne seront pas braquées sur toi. Et puis chacun est comme il est, hein! Faut bien s’accepter

« Je vais me crever la patate et arriver dans les derniers »

Et où est le problème? Tout le monde ne peut pas être premier. Vous n’êtes pas tous des champions. Mais vous pouvez tous avoir la satisfaction d’avoir fait du mieux que vous pouvez! Ça, c’est important!

*Ça sert à quoi le cross?

Alors mon petit coco, si tu en es à te poser ce genre de question, voici mon conseil : pour savoir à quoi ça sert de courir, tu poses la question à ton prof de gym ou à ton médecin

Bon, ensuite d’autres déclinaisons/détournements du dessin avec chaise à porteur, d’un autre dessin, des conseils, un chapitre sur les récompenses…

***

Cette affiche n’est pas datée, mais c’était avant qu’on ait instauré la formule des courses par couleur {formule bien plus intéressante sur le plan pédagogique} et donc, il y avait des courses par niveau de classe, garçons et filles séparés. Et une sortie à la patinoire de Mantes la Jolie en récompense pour la meilleure classe! {mais je ne me souviens plus de comment était calculé ce classement inter-classes…}

Courses de couleur

 

 

 

 

 

Ces photos datent de 1998

Tous les ans, à cette période de l’année, la presse se fait l’écho des « cross du collège ». Et je repense souvent à ceux que nous organisions… Comme je l’ai écrit auparavant, je pense que notre travail autour de la course longue a été riche, novateur, efficace.

Je ne sais plus à partir de quand nous avons organisé le cross du collège en courses de couleur, mais je sais que ça a changé beaucoup de choses. Fini la peine à voir des enfants traîner la patte en fin de parcours, largués par les plus rapides, plaisir à voir des courses mixtes, avec des filles qui mettaient une pilée à certains garçons…C’est sûr que cette organisation nous demandait davantage de boulot, mais ça en valait la peine!

Je vous explique : septembre-octobre, toutes les classes avaient un cycle de course longue au menu, avec comme objectifs : apprendre à respirer en courant, connaître ses allures de course aérobie, et finir avec un mini-test de Cooper sur 9 minutes. C’est le résultat de ce test qui déterminait dans quelle course l’enfant allait être lors du cross du collège. Donc pas de courses par niveau de classe, mais des couses par niveau de performance, avec une distance choisie pour que la durée d’effort, en allure 2 {capacité aérobie!} soit d’une dizaine de minutes.

Les courses allaient de la course violette à la noire, en passant par la verte, la bleue, la rouge. {je crois que je n’en oublie pas?!}.

Dans la noire, les plus performants. Et quel régal une année de voir quelques filles de 6è courir dans la noire! {autant vous dire que celles-là ont brillé dans les cross UNSS!}. Donc courses mixtes {on le voit sur les photos}, avec des enfants à peu près du même niveau. Et ensuite podium par course puis par niveau de classe {enfin, je crois!}

Je crois bien que cette année 1998 avait été brillante, et les jeunes que nous avions amenés en cross UNSS avaient été au top.

 

Péda relais

 

Médaille trouvée sur Ebay – Cherchez l’erreur!*

 

Le hasard a donc fait que nous étions deux spécialistes d’athlétisme au collège, Serge formé au club de Carhaix-Plouguer, et moi formée au Club Universitaire Palois. Serge était sprinteur, moi hurdleuse/sauteuse. J’avais déjà bien amorcée la formation des jeunes en relais, mais avec l’arrivée de Serge, nos méthodes de travail ont mûri, et de mon point de vue, c’est un des domaines où notre travail a été le plus affiné {avec également le travail en course longue, j’y reviendrai…}

Nous faisions du relais avec nos classes de 5è et de 3è, un cycle de 6 séances par an. J’ai fait les comptes. En moyenne 3 classes par an sur ces deux niveaux, 25 élèves par classe, pendant  un peu plus de 10 ans… plus de 750 élèves vus en relais, en ce qui me concerne…ça donne un peu d’expérience!

J’ai eu l’occasion de transmettre un peu ce que nous avions élaboré sur un forum de prof d’EPS, Pepsteam {en 2006}. En voici quelques extraits {dont nos chipotages/chambrages avec Serge concernant les techniques de transmission!} :

La technique de transmission à la française est une technique au cours de laquelle le témoin est transmis, de bas en haut, avec le bras du receveur légèrement fléchi, assez près du corps, la main (du receveur) fixée avec les doigts orientés vers le bas et l’extérieur…grosso modo (c’est peut-être pas super clair??!!…d’ici peu quelqu’un pourra peut-être joindre de beaux schémas ou de belles photos!…)

Dans la technique à l’américaine, le témoin est donné de haut en bas, avec le bras du receveur fixé plus haut et tendu, la main du receveur formant une sorte de petit « plateau », doigts orientés vers l’extérieur…grosso modo!
La technique française est la plus utilisée en France (!!!) dans les clubs et les établissements scolaires.
Il se trouve que le club qui m’a formée en tant qu’athlète formait tous ses relayeurs avec la technique américaine.Ce n’est que bien longtemps après que j’ai réalisé qu’on était quasiment les seuls à travailler comme ça!
Et quand je suis devenue prof, qu’on a commencé à bien bosser avec un collègue aussi spé athlé, le sujet de la technique de transmission est devenu un point récurrent de « chipotage/chambrage » entre nous! Il défendait la technique française, je défendais l’américaine!
On a fini par décider de dire aux élèves.. « il existe deux techniques de transmission…les voilà…vous choisissez celle qui vous convient le mieux ».Et on a réalisé que bien souvent, les élèves s’en inventaient des très « perso », l’important étant que la main et le bras du receveur soient bien fixés et que le donneur soit super concentré au moment de la transmission.Le critère, c’est que si tu observes d’un peu loin, le moment de transmission doit être « indevinable », la transmission doit être fluide…avec bien sûr un bon ajustement des vitesses….

 

Aux derniers championnats t du monde, les américains ayant fait tomber le témoin dès le 1er passage, cette technique s’est pris un peu une « balayette », surtout que Stéphane Diagana dans son commentaire a un peu critiqué cette technique.Mais lors des précédents cht du monde, des  précédents Jeux Olympiques, j’avais observé, me semble t’il, que la technique américaine était majoritairement choisie par les équipes…

La technique de transmission n’est, selon moi, pas centrale dans l’apprentissage du relais. Tout ce qui concerne l’ajustement des vitesses l’est beaucoup plus.

Petite astuce pratique de mise en place:
Dans le collège dans lequel je travaillais, « relais » au programme pour les 5è et les 3è. Nous avions une piste goudronnée de 120m de long et 5 couloirs.Nous avions tracé à la peinture sur 3 couloirs (1 couloir sur 2) la marque d’élan (40cm hachurés sur l’entrée de la zone d’élan) pour un 2X30m, puis une série de « marques » matérialisées par un petit trait numéroté de 1 à 7 ou 8 sur les côtés des couloirs (à partir de 15 « pieds » pour le 1, puis tous les « 1 pied » pour la suite – 1 pied de 38 à peu près! Soit 25 cm…).
Avantages : pas besoin de retracer à chaque fois les marques au sol (mais on peut le faire à la craie), et possibilité pour les élèves d’avoir des repères précis et d’être assez autonomes pour leur travail (on se rattrape pas quand je suis au 4, j’essaie le 3, etc…)

 

Et voici notre fiche d’évaluation :

Le donneur :

* est dans sa moitié de couloir, pour que le témoin soit au milieu

* donne le signal/hop au bon moment

*est concentré sur la qualité de transmission {3 temps : je dis hop – j’attends que la main du receveur soit placée – je donne}

 

Le receveur :

*est dans son 1/2 couloir pour que le témoin soit au milieu

*part au bon moment, à pleine vitesse, sans tendre le bras, sans se retourner

*tend son bras au bon moment, sans se retourner, sans ralentir, en fixant sa main {sans la bouger}

*vitesse max des deux coureurs {bonnes marques}

*continuer à courir à vitesse maximale 10-15m après la transmission, pour s’assurer que la transmission est bonne

 

*« Normalement », vous devez avoir repéré que les deux coureurs se donnent le témoin de main droite à main droite. Et ça, c’est PAS POSSIBLE! Pour que le témoin soit au milieu du couloir et que la transmission soit fluide, on donne toujours de main droite à main gauche ou de main gauche à main droite!

 

cross du collège – 1981 ou 1982??… {à l’ancien collège}

Gilbert, avec son mégaphone, pour animer le cross, moi {Sophie!}, et Julien Papp, l’autre monsieur à lunettes, prof d’histoire-géo??

***

J’ai su une semaine avant la rentrée des classes de septembre 1980 que j’étais nommée, après mon succès au Capeps au début de l’été, au collège de St André de l’Eure. J’avais même pas 22 ans, et je ne savais même pas que ce département, l’Eure, existait…

Je me suis présentée à Mr Joliff, principal du collège, j’ai vu mes conditions matérielles de travail : un « plateau », c’est à dire un terrain de handball en goudron, une fosse de sable avec un portique pour y accrocher des cordes à grimper, une cour avec 3 couloirs {50-60m??} qui passaient au milieu de pré-fabriqués, un tout petit préau, et l’éventuelle possibilité d’utiliser le foyer rural.

Le jour de la pré-rentrée, j’ai découvert mes futurs collègues  : petit collège donc petit groupe de profs. J’ai vu un grand monsieur avec un sweat-shirt sur les épaules, des ray-ban, j’ai cru que c’était mon collègue prof d’EPS, j’ai vu un petit monsieur avec un trench-coat, j’ai cru que c’était un prof d’anglais. Le grand monsieur, c’était jean Dubois, prof d’anglais, et le petit monsieur, c’était Gilbert Sarniguet, prof d’EPS! Enfin, PEGC histoire-géo et français… On lui a, à un moment donné, proposé de faire de l’EPS, que de l’EPS, ce qu’il a accepté. Il pratiquait le rugby, c’était sa seule « formation »…Donc grosse déconcertation pour moi, qui arrivait avec ma formation Staps toute fraîche.

Les préconisations de Gilbert : « Quand il pleut, je fais ça, quand il fait beau je fais ça, quand il fait froid je fais ça ». Et « Ça, c’est trop dur pour les filles!^^ {genre faire la roue, courir longtemps, etc…}. De plus, l’association sportive du collège N’EXISTAIT PAS! Inconcevable pour moi, qui avait pratiqué plein de sports différents avec l’association sportive de mon collège à Mourenx, puis avec celle du lycée Louis Barthou de Pau. A l’époque, la fédération du sport scolaire était l’ASSU, et j’ai participé aux premiers championnats de France d’athlétisme organisés pour des minimes, à Alès, qualifiée au 56mH.

J’ai donc créé l’association sportive {déclaration à la préfecture et tout le toutim}, organisé un premier cross du collège, mis en pratique ma formation {programmation, cycles d’activités, etc…}, et…rangé mes shorts et espadrilles, acheté doudounes, moufles and co pour me préparer à passer toutes mes heures de cours dehors!