Archives mensuelles : Mai 2019

A l’hippodrome

 

 

J’ai retrouvé cette photo, avec au dos la date de « 1985-1986″… C’est une équipe de minimes garçons, footballeurs, sur l’hippodrome de Navarre à Evreux.

C’est parti pour retrouver tous les noms des joueurs!

Accroupis, de gauche à droite :

Gilles Daudin – Franck Bernard {?} – Tony Dos Santos – Jean-Paul Navéga

Debouts, de gauche à droite :

Aziz? – Franck Macé – Olivier Gosse – Pédro Navéga – Christophe Chevallier – Frédéric Joly – Eric * Descabanne – Olivier Longprès

 

Aide pour compléter/corriger bienvenue!

*Merci Carine! {Rautureau}

 

N.B. : équipe constituée de garçons qui jouaient dans différents clubs, parfois les uns contre les autres {St André, Prey…} mais qui jouaient ensemble pour leur collège.

Le collège n’avait pas les moyens d’acheter ce genre de jeu de maillots, je pense que c’est le club de St André qui nous les prêtait, via Denis Carel, entraîneur de cette catégorie d’âge!

Péda relais

 

Médaille trouvée sur Ebay – Cherchez l’erreur!*

 

Le hasard a donc fait que nous étions deux spécialistes d’athlétisme au collège, Serge formé au club de Carhaix-Plouguer, et moi formée au Club Universitaire Palois. Serge était sprinteur, moi hurdleuse/sauteuse. J’avais déjà bien amorcée la formation des jeunes en relais, mais avec l’arrivée de Serge, nos méthodes de travail ont mûri, et de mon point de vue, c’est un des domaines où notre travail a été le plus affiné {avec également le travail en course longue, j’y reviendrai…}

Nous faisions du relais avec nos classes de 5è et de 3è, un cycle de 6 séances par an. J’ai fait les comptes. En moyenne 3 classes par an sur ces deux niveaux, 25 élèves par classe, pendant  un peu plus de 10 ans… plus de 750 élèves vus en relais, en ce qui me concerne…ça donne un peu d’expérience!

J’ai eu l’occasion de transmettre un peu ce que nous avions élaboré sur un forum de prof d’EPS, Pepsteam {en 2006}. En voici quelques extraits {dont nos chipotages/chambrages avec Serge concernant les techniques de transmission!} :

La technique de transmission à la française est une technique au cours de laquelle le témoin est transmis, de bas en haut, avec le bras du receveur légèrement fléchi, assez près du corps, la main (du receveur) fixée avec les doigts orientés vers le bas et l’extérieur…grosso modo (c’est peut-être pas super clair??!!…d’ici peu quelqu’un pourra peut-être joindre de beaux schémas ou de belles photos!…)

Dans la technique à l’américaine, le témoin est donné de haut en bas, avec le bras du receveur fixé plus haut et tendu, la main du receveur formant une sorte de petit « plateau », doigts orientés vers l’extérieur…grosso modo!
La technique française est la plus utilisée en France (!!!) dans les clubs et les établissements scolaires.
Il se trouve que le club qui m’a formée en tant qu’athlète formait tous ses relayeurs avec la technique américaine.Ce n’est que bien longtemps après que j’ai réalisé qu’on était quasiment les seuls à travailler comme ça!
Et quand je suis devenue prof, qu’on a commencé à bien bosser avec un collègue aussi spé athlé, le sujet de la technique de transmission est devenu un point récurrent de « chipotage/chambrage » entre nous! Il défendait la technique française, je défendais l’américaine!
On a fini par décider de dire aux élèves.. « il existe deux techniques de transmission…les voilà…vous choisissez celle qui vous convient le mieux ».Et on a réalisé que bien souvent, les élèves s’en inventaient des très « perso », l’important étant que la main et le bras du receveur soient bien fixés et que le donneur soit super concentré au moment de la transmission.Le critère, c’est que si tu observes d’un peu loin, le moment de transmission doit être « indevinable », la transmission doit être fluide…avec bien sûr un bon ajustement des vitesses….

 

Aux derniers championnats t du monde, les américains ayant fait tomber le témoin dès le 1er passage, cette technique s’est pris un peu une « balayette », surtout que Stéphane Diagana dans son commentaire a un peu critiqué cette technique.Mais lors des précédents cht du monde, des  précédents Jeux Olympiques, j’avais observé, me semble t’il, que la technique américaine était majoritairement choisie par les équipes…

La technique de transmission n’est, selon moi, pas centrale dans l’apprentissage du relais. Tout ce qui concerne l’ajustement des vitesses l’est beaucoup plus.

Petite astuce pratique de mise en place:
Dans le collège dans lequel je travaillais, « relais » au programme pour les 5è et les 3è. Nous avions une piste goudronnée de 120m de long et 5 couloirs.Nous avions tracé à la peinture sur 3 couloirs (1 couloir sur 2) la marque d’élan (40cm hachurés sur l’entrée de la zone d’élan) pour un 2X30m, puis une série de « marques » matérialisées par un petit trait numéroté de 1 à 7 ou 8 sur les côtés des couloirs (à partir de 15 « pieds » pour le 1, puis tous les « 1 pied » pour la suite – 1 pied de 38 à peu près! Soit 25 cm…).
Avantages : pas besoin de retracer à chaque fois les marques au sol (mais on peut le faire à la craie), et possibilité pour les élèves d’avoir des repères précis et d’être assez autonomes pour leur travail (on se rattrape pas quand je suis au 4, j’essaie le 3, etc…)

 

Et voici notre fiche d’évaluation :

Le donneur :

* est dans sa moitié de couloir, pour que le témoin soit au milieu

* donne le signal/hop au bon moment

*est concentré sur la qualité de transmission {3 temps : je dis hop – j’attends que la main du receveur soit placée – je donne}

 

Le receveur :

*est dans son 1/2 couloir pour que le témoin soit au milieu

*part au bon moment, à pleine vitesse, sans tendre le bras, sans se retourner

*tend son bras au bon moment, sans se retourner, sans ralentir, en fixant sa main {sans la bouger}

*vitesse max des deux coureurs {bonnes marques}

*continuer à courir à vitesse maximale 10-15m après la transmission, pour s’assurer que la transmission est bonne

 

*« Normalement », vous devez avoir repéré que les deux coureurs se donnent le témoin de main droite à main droite. Et ça, c’est PAS POSSIBLE! Pour que le témoin soit au milieu du couloir et que la transmission soit fluide, on donne toujours de main droite à main gauche ou de main gauche à main droite!

 

National

 

Léonore Garcia

Fête des épis d’or {année du départ en retraite de Lionel Travers??}, quand les anciens élèves revenaient nous voir!

 

Le premier élève du collège à avoir été qualifié pour un championnat de France UNSS fut Erik Bernard, en judo, du temps de l’ancien collège. Autant vous dire que je n’y étais pour rien! Je lui ai simplement fait sa licence, à la demande de son coach. Participation devenue possible puisque l’association sportive du collège avait été créée.

 

La deuxième fut Léonore Garcia, sélectionnée pour intégrer l’équipe soit de l’Eure, soit de l’académie de Rouen {je n’arrive plus à me souvenir…}, au moins sur l’épreuve de javelot, aux premiers Jeux de l’Avenir, en 1983, instaurés par Nelson Paillou

Léonore faisait partie de cette équipe minimes filles, qui s’était classée 3è aux championnats d’Académie.

Serge est arrivé au collège à la rentrée 1985. Dès juin 1986, nous avions une équipe qualifiée en athlétisme aux jeux de l’UNSS, qui se déroulaient en alternance avec les jeux de l’Avenir. Une équipe de benjamins, composée de Mathieu Carel, Boubakar Thera, Pascal Leveau, Patrick Echevard…et il en manque 2 puisque une équipe était composée de 6 jeunes!

Et ensuite, les années d’après, les qualifications de nos équipes aux championnats nationaux se sont enchaînées! C’était parti!…

 

M ta ville

 

 

C’est dans une petite revue distribuée aux habitants d’Evreux que j’ai trouvé cet article… La revue M TA VILLE.

Une appellation qui colle parfaitement au parcours de Serge. Car oui, sa ville, petite ville, de St André de l’Eure, il l’a aimé. Beaucoup.

Petite précision : Serge est arrivé à St André de l’Eure à la rentrée 1985. Je suis connue pour beaucoup noter. Pas tout mais beaucoup! Et dans mes cahiers, j’ai retrouvé la date de l’arrivée de Serge comme collègue!

Je ne sais pas, par contre, qui est l’ancien élève, de Prey, qui évoque un championnat à 200km…

Ça n’est en tous cas pas le plus lointain puisque nous avons accompagné une équipe de cadettes aux Championnats de France UNSS de cross à…Avignon! {cela fera l’objet d’une note…}